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Le Temps, 29 juin 2005 |
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Extension de l'usage du monde Nicolas Bouvier nous manque. "Il était capable de nous décrire une journée dans une chambre d'hôtel, avec pour seule distraction les insectes sur le sol", raconte la directrice adjointe du Festival Etonnants Voyageurs à Saint-Malo. Il y a seize ans, cette manifestation consacrée à la littérature de voyage a relancé le genre. Ont fleuri ensuite les carnets de voyage, avec textes et croquis - une vogue qui s'est un peu essoufflée depuis (…) Les jeunes auteurs tentent souvent d'avancer dans l'ombre de Nicolas Bouvier. Pour Tania Netz et Alain Rodari, quelques nomades romands ont un avenir. Parmi les bonnes surprises, le récit du jeune Morgien Blaise Hofmann, Billet aller simple (2004), qui relate un long périple à travers l'Europe, l'Asie et l'Afrique. L'auteur tutoie son lecteur, décortique ses rencontres et reste ébahi devant l'imprévu. "C'est un vrai livre, avec un vrai voyage, écrit par un vrai écrivain", s'enflamme Rodari. Pour Blaise Hofmann, l'écriture était une manière de mieux observer le monde autour de lui. Rentré avec ses carnets noircis, il décide de les publier à compte d'auteur, 400 exemplaires "juste pour mes proches". Petit à petit, le bouche-à-oreille sort Billet aller simple de son cercle. Payot Lausanne en fait un de ses coups de cœur. En une année, le livre a été réédité quatre fois. Environ 2500 exemplaires ont été vendus "C'est un livre intime, dit Blaise Hofmann. J'aimerais le retravailler. C'est un livre intime et savoir que tant de gens inconnus le lisent me met mal à l'aise." Christine Salvadé |
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