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Le Temps, 3 février 2007 |
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Billet aller simple Le récit de voyage est un genre périlleux, surtout quand il s'inscrit dans les traces de Nicolas Bouvier. Mais Billet aller simple transcende le risque de pastiche ou d'exotisme facile. Licence ès lettres en poche, Blaise Hofmann est parti humer le vent des routes, par terre et par mer, fin 2001. Cap à l'est d'abord, avec le Transsibérien jusqu'en Chine, retour par le Pakistan, l'Afghanistan, l'Iran, l'Ethiopie. Au Soudan, après plus d'une année de trimard, la maladie, le manque d'argent, la fatigue renvoient chez lui le voyageur. Il distille ses impressions d'Afrique et d'ailleurs dans un récit qu'il publie à compte d'auteur, avec succès, en 2004. Revu, corrigé, Billet aller simple est repris à L'Aire, et c'est tant mieux. Il y a un vrai regard dans ces souvenirs de voyage: les notes se sont perdues, volées avec toutes les affaires du voyageur à Khartoum, la mémoire a fait le tri avec talent. "Le voyage est un ouvrage à consulter sur place, strictement interdit d'emprunter." Ce que le voyageur en rapporte: un allégement, une attention aux détails, un humour qui font le charme de ce premier livre. Isabelle Rüf |
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