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Femina, 15 mars 2009
Berthe monte sur son vélo un vendredi après-midi de printemps frais. S’en va dans la campagne. Couche chez des paysans. Repart direction Jura. Finit par balancer son natel dans un champ. Non, elle ne rentrera pas. Pour «faire quelque chose contre cette bouche tordue qui ressemble à un sourire»?

Dans une écriture souvent éblouissante, Blaise Hofmann, l’auteur romand de L’estive (Prix Nicolas Bouvier 2008), déroule la route de Berthe vers sa désintégration. Une fugue absolue à lire comme un conte. Car Berthe tient plus de l’abstraction que d’une vraie personne. Même si elle sait parler cru. Et même si elle se meut dans des lieux reconnaissables. Un conte qui se lit bien, mais qui touche à peine.

Loyse Pahud

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