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www.syllabus.ch, 23 août 2009 :
Romand movie contemplatif

De quoi ça parle ?
D'une femme, Berthe, plutôt jeune, qui a fini de se poser des questions et prend son vélo pour entamer une quête personnelle afin de pouvoir enfin larguer complètement les amarres. Où qu'elle passe, elle saisit des bribes de vie (des slogans publicitaires sur le bord des routes, des descriptions paysagères limite touristiques, une plaque commémorative…) qui lui glissent dessus comme de la pluie sur un canard.
"Des oies sauvages prennent leur envol. Des poids lourds me frôlent. Un nouveau lac à l'horizon. Les batraciens copulent. Tous les lacs sont des mares. Les lacs ne servent à rien. On les découvre, on s'en sert, on les oublie. On s'assied sur un banc, on s'en sert, on mange des filets de perche. C'est un calmant qui ne soigne rien, mais qui submerge l'angoisse".

Où est-ce que ça se se passe ?
Ca commence du côté de Lausanne (Vaud), traverse la France des campagnes, fait une pause du côté de Paris avant de reprendre la route jusqu'à Deauville et environs, au Nord de la France.

Est-ce que c'est bien?
Pour tout vous dire, l'écriture de Blaise Hofmann est une merveille tant dans sa concision que dans sa capacité à saisir les choses (l'air du temps, la pollution visuelle, les détails des bords de route…). Dans L'Assoiffée, il démarre sur les chapeaux de roues, brillant et bluffant sur la première partie de son raid à vélo. C'est ensuite que ça se gâte. Plus le récit s'avance, plus on s'enfonce dans les méandres de Berthe qui prend la vie comme elle vient, sachant de toute manière que la fin est déjà écrite. Quitte à choisir, on conseille fortement de revenir à Estive (Ed. Zoé), le carnet de route admirablement maîtrisé d'un apprentissage de berger dans une vallée du canton de Vaud.

Maxime Pégatoquet

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